GENAS | Eric Olivieri revient sur sa double Saintélyon !

GENAS | Eric Olivieri revient sur sa double Saintélyon !

Le genassien qui avait déjà participé à 12 reprises à la doyenne nocturne sous divers formats, s'alignait samedi sur les 156 km de la LyonSaintélyon avec un double objectif.

Ta commune de résidence et club sportif ?

 » J’habite à Genas, je m’entraîne seul, je n’ai jamais fait partie d’un club sportif »

Présentation sommaire de ton passé sportif et éventuel palmarès :

 » C’est un collègue de travail et ami qui m’a initié à la course à pied (Jean-Paul Puillet, 3 fois 2° de la SaintéLyon).

Je n’ai pas participé à beaucoup de courses, je cours pour mon plaisir. Où que vous alliez, il suffit de traîner une paire de baskets pour aller découvrir les environs.

Depuis tout jeune, je rêvais de participer à la Diagonale des fous (je n’étais pas très sportif mais je m’intéressais aux échecs, je trouvais le nom de la course marrant). Je l’ai courue en 2019 (en un peu plus de 44 h). L’année que j’ai passée à m’entraîner a été une révélation : j’ai découvert le trail et le plaisir que procure le fait de courir en pleine nature, en montagne surtout, de jour comme de nuit. Et puis le format ultra trail me fascinait et me semblait inatteignable. Finalement avec un entraînement adapté c’est tout à fait faisable.

En 2020 j’ai participé à l’Echappée Belle (traversée du massif de Belledonne, environ 140 km avec + de 11.000m de D+) que j’ai effectuée en 46 h environ, j’ai trouvé que c’était encore plus exigeant, plus technique, mais les paysages étaient somptueux et ça faisait tellement du bien de pouvoir participer à un événement en cette année de Covid, c’était une des rares courses qui n’avait pas été annulée.

Pour 2021 j’avais au programme la première édition de l’ultra trail « La terre des dieux » qui suit le GR20 en Corse. Là encore environ 160 km pour 11.000m de D+. Des paysages à couper le souffle, mais des barrières horaires beaucoup trop élitistes et j’ai rapidement été mis hors course. J’ai quand même continué pour le plaisir, et j’ai dû m’arrêter au bout de 110 km et 8.000m D+ car je n’avais plus de batterie pour ma frontale, ma montre GPS et mon téléphone…

J’ai aussi participé en septembre à l’UTHG (Ultra Trail du Haut Giffre) à Samoëns, et là ça s’est nettement mieux passé puisque j’ai fini 1° de ma catégorie (M4). C’est l’avantage de l’ultra trail et de prendre de l’âge : il n’y a pas beaucoup de concurrents et on peut plus facilement faire de bon résultats ! N’empêche que c’est quand même un lever de soleil somptueux qui m’a laissé le plus beau souvenir « .


Concernant la Saintélyon, combien de fois l’avais tu déjà couru ?

 » C’était au moins la 13° fois que je participais à la Sainté Lyon. J’ai essayé tous les formats : solo, relais à 2, 3 ou 4. J’ai de très bons souvenirs de relais où on partait en voiture de Saint-Etienne et on se relayait pour courir et pour conduire. C’était une époque où c’était encore possible, il y avait moins de participants qu’aujourd’hui, l’accès en voiture aux points de ravitaillement était possible, on passait une nuit magique.

Mon meilleur chrono, je l’ai réalisé lors de ma première participation, en 2004 : 68 km en 6 h 47, soit 10 km/h, j’étais super content, la rapidité n’étant quand même pas ma caractéristique première !

Ensuite je l’ai effectuée plusieurs fois avec des collègues ou amis qui s’essayaient à cette distance pour la première fois. C’est une des particularités du trail qui me plait, la compétition existe mais il y a aussi un état d’esprit de solidarité qui fait que les coureurs s’encouragent entre eux et prennent soin des autres « .


Pourquoi passé à la double Saintélyon ? quelles étaient tes ambitions ?

 » Pour cette édition 2021, mon objectif initial était d’accompagner le compagnon de ma fille, Raphael, pour sa première SaintéLyon.

Et puis j’ai vu que la LyonSaintéLyon (156 km au total pour 4.600m D+)  était proposée pour la 2° année consécutive. Comme je m’étais bien entraîné cette année je me suis dit que je pourrais combiner les deux objectifs.

Je n’avais pas d’objectif de temps, on nous avait dit que pour l’aller il fallait arriver avant une barrière horaire de 13 h 30 de course et qu’il y aurait un classement pour le retour « .

Comment s’est passé ta course , l’aller puis le retour ? Ton temps et ta place te conviennent-ils ?

 » Un peu plus de 300 coureurs avec un dossard jaune ont donc pris le départ de la Halle Tony Garnier samedi 27 novembre à 9 h, il fallait arriver à Saint-Etienne avant 22 h 30. Contrairement aux prévisions, le ciel était bleu et le soleil était au rendez-vous. Et cela a duré presque toute la course. C’était vraiment des conditions idéales pour courir, je n’avais encore jamais vu ça sur la SaintéLyon, et cela a vraiment permis de profiter du paysage. En plus il y avait peu de monde sur les chemins, c’est incroyable quand on sait comme ils sont encombrés dans le format classique.

J’ai réalisé le parcours « tranquillement » en un peu moins de 11 h, l’objectif étant d’être en bon état pour le retour. J’ai cependant trouvé le parcours dans ce sens Lyon vers Saint-Etienne plus difficile.

Pour le retour, changement de décors : la neige était tombée en début de soirée, et c’est dans un paysage féérique sous de gros flocons que nous avons pris le départ à 23 h 30. Mais il faisait froid et il y avait du vent dans les hauteurs, le terrain était plus compliqué, avec un sol verglacé sur les cimes qui a provoqué de nombreuses chutes.

On a eu une chouette ambiance pendant toute la course, était-ce l’effet Covid ? En tous cas les gens étaient contents d’être là, il y avait un peu de monde sur le bord de la route pour nous encourager, et c’est vrai que les coureurs avec un dossard jaune étaient particulièrement encouragés, y compris par les autres coureurs, c’était vraiment sympa.

Avec les conditions climatiques un peu rudes, il y a eu quand même un tiers des participants de cette LyonSaintéLyon qui ont abandonné. Le compagnon de ma fille a réussi son pari et a bouclé le parcours en un peu plus de 12 h, c’était vraiment chouette de partager cette expérience avec lui.

De mon côté j’ai effectué l’aller-retour en environ 23 h et j’ai vraiment ressenti de bonnes sensations pendant la course. J’ai fini à la 68° place au scratch et 8° dans ma catégorie, ça me convient tout à fait !  »


Et maintenant dans ton agenda (fin 2021 & 2022) quel nouveau défi t’es tu fixé ?

 » Je ne sais pas encore à quelles courses je vais participer l’année prochaine, mais après avoir suivi l’épopée d’un cousin qui a participé au TOR des Géants (course de 330 km et 24.000 m de dénivelé dans la vallée d’Aoste), je suis vraiment tenté d’essayer ! « 


PHOTO A LA UNE : Eric Olivieri (à gauche, dossard jaune N° 21049).


A l' » Echappée Belle  » en Août 2020

 

 

 

 

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    Alexander Watson 10 mois

    Et ben bravo Eric !

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