MEYZIEU | Thierry Carlin revient sur son « Echappée belle »

MEYZIEU | Thierry Carlin revient sur son « Echappée belle »

Le majolan ancien champion du monde de kayak a disputé les 20 et 21 août ce trail de 149 km, traversant le massif de Belledonne.

Ce sportif complet nous raconte son périple bouclé en plus de 45 heures sur une épreuve au fort dénivelé (11. 400 m de D+).

Thierry, peux tu tout d’abord revenir sur ton passé sportif ?

 » Oui j’ai été en équipe de France de canoë biplace de 1984 à 1991, avec Éric Archambault : 3° aux mondiaux de 1989 à Savage River aux US, champions du monde en 1991 à Bovec en Yougoslavie (Slovénie maintenant).

Puis triathlon et champion du Rhône en 92 ou 93.. 1 ou 2 ans avant Cédric (Fleureton) !!! Pas d’ironman, un abandon à Montrevel mais des longues distances comme Nice et Val de Reuil.

Début du trail au début des années 2000, avec les Templiers notamment, 2 fois. Une douzaine de fois la Saintélyon en solo. Et début des Ultra (distance supérieure à 100 km) avec les Coursières en 2014 et 2016, l’ultra du Vercors en 2015, plusieurs fois le Beaujolais. Et en 2017, l’UT4M à Grenoble. Tour des 4 massifs. 170 km, + 11.000 m en 37 h 10.

Ce qui m’a donné envie d’aller voir l’échappée belle !!! 1° tentative l’an dernier et abandon au 80° km. Plus de jus depuis quelques heures sûrement dû à une mauvaise gestion de l’alimentation et des ravitos. Et nouvelle tentative cette année. « 


Pourquoi cette course et sur cette distance ?
 » Cette course parce qu’elle traverse un massif magnifique, parce qu’elle est jugée difficile, parce qu’il y a peu de monde… « 

Depuis quand l’as tu préparé et nombre d’entrainements par semaine ?

 » Quelques chiffres sur 33 semaines : 233 séances et 472 heures toutes activités.
En course à pied : 151 séances et 157 h, dont 35 sorties trail soit 3.000 km dont 1.046 en trail. 60.000 de D+. Ce qui donne environ 14 h hebdomadaires et 90 km de moyenne « .

Quel était ton objectif au niveau du temps et du classement), ou c’était de tout simplement finir ?

 » Je m’étais fait un tableau de marche en 42 heures… C’était sans compter les arrêts aux ravitos où j’ai vraiment pris le temps de manger… « 


Comment s’est passé la course au fur et à mesure du parcours, toujours à la même moyenne ?

« Difficile de dire si l’allure était stable sur la durée… Un passage un peu difficile dans la nuit de samedi à dimanche (le départ a été donné le vendredi matin à 5 h 30) donc autour des 20-22 h de course. Je me suis allongé 30 minutes au ravitaillement des Gleyzin, là où j’avais abandonné l’an dernier. Mieux quand je suis reparti et la journée de samedi s’est plutôt bien passée. Du mal dans les dernières descentes, après les 120 km a peu près, mal aux pieds…

Du coup, sur ces quelques 30-40 derniers km, je craignais ces descentes, surtout quand je regardais le profil sur mon dossard !!! « 

Au niveau météo, qu’en était il, quel temps préfères tu en général ?

 » Temps bien (très) chaud les deux jours… Mais je préfère ça plutôt que froid et pluvieux. « 

Au final, ton temps et classement te conviennent-ils ? Es tu satisfait ou as tu des regrets sur certains points de la course ?

 » Oui, je suis plutôt content de mon résultat. Dans les 130-140, 12° V2. 45 h 06, même si je voyais mieux que ça, je ne vois pas comment j’aurais pu gratter 3 h ! Donc, pas de regret. « 

As tu bien récupéré, pas de douleurs ou blessures ?

 » La récup a consisté à ne rien faire durant une semaine. Puis une séance de VTT, un peu de natation…et premier footing au bout de 2 semaines … C’est surtout pour la tête. J’en suis à ma 4° sortie, et suis à 10 de moyenne pour une fréquence cardiaque à 150 (soit 20 pulses au dessus de la normale)… Pas de blessures, les pieds encore sensibles… « 


Et maintenant dans ton agenda quel nouveau défi t’es tu fixé ? Et la Saintélyon 2021 ?

 » J’attends de voir comment ça passe avant de programmer la Stelyon…

La saison prochaine, ce sera plutôt sur des courses comme les Coursières, le Beaujolais, l’Aravis trail ou le Vercors… Ou alors, aller chercher des points UTMB ou Grand-Raid…
Pas d’Ultra de 150-170 km. Ce sera pour 2023 si la carcasse le veut bien… elle aura 59 ans !!!

J’ajouterai que pour moi, l’ultra comme ça sur 35-45 heures, c’est une aventure, pouvoir partir loin et longtemps... échapper à la notion du temps, de l’heure, de la durée, de la distance… Partir en soit, aller chercher la Force dans son « ventre », penser à tous ceux et toutes celles qui suivent la course, de près ou à distance. Savoir que je vais retrouver mes accompagnatrices aux différents ravitaillements… « 

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