Natacha Rivat  » Millau, c’est la course référence, le mythe pour les centbornards « 

Natacha Rivat  » Millau, c’est la course référence, le mythe pour les centbornards « 

L'athlète villeurbannaise qui a déjà couru plusieurs marathons à l'étranger était au départ samedi de la 50° édition des 100 km de Millau.

Petite présentation, depuis quand pratiquez-vous la course à pied, quelles grandes courses avez-vous déjà courues ?

 » J’ai 47 ans et j’habite à Villeurbanne. Je cours depuis mes années étudiantes, mais à cette époque-là je pratiquais uniquement des footings pour me défouler et je ne participais à aucune compétition. J’ai continué pendant des années à courir de manière assez régulière mais juste pour le plaisir.

J’ai pris mes premiers dossards à partir de 2010, car j’avais des collègues de travail qui faisaient du trail et m’ont convaincue de m’inscrire à des courses (Lyon Urban Trail, trail des Cabornis, Saintélyon). Puis j’ai eu envie de faire un marathon, et ça a été le coup de foudre ! Finalement, je préférais la route aux chemins, et j’ai pris beaucoup de plaisir à préparer des marathons comme New-York, Berlin ou Boston, en améliorant à chaque fois mon chrono (RP en 3 h 26 à Boston en 2019).

Mais être centbornarde me tentait aussi, alors en 2018 j’ai couru les 100 km de Belvès (sous une chaleur écrasante) et j’ai vécu une expérience exceptionnelle (en 10 h 56). L’année dernière j’ai fait l’Ironman de Vichy, qui m’a également laissé un très beau souvenir (marathon en 3 h 34) » .


Pourquoi avoir choisi cette course ?

 » Millau, c’est la course référence, le mythe pour les centbornards. Parce que c’est la doyenne, mais aussi parce que le parcours ne fait pas de cadeaux ! La côte du viaduc de Millau et la côte de Tiergues sont de sacrés morceaux, et il faut être bien préparé pour envisager de les affronter après 47 kilomètres !  »

Comment et depuis quand avez-vous préparé cette épreuve, vos points forts dans la discipline ?

 » Je suis entraînée depuis le début du mois de juin par Pierre Audin (Sens Physique) et j’ai suivi avec lui une préparation mêlant course à pied, vélo, yoga et renforcement musculaire. J’ai fait beaucoup de sorties longues, parfois des entraînements bi-quotidiens, et des séances avec du dénivelé. Je n’avais jamais fait autant de volume en course à pied, mais le corps a bien encaissé.

Mon point fort, je crois que c’est la discipline. Je ne me trouve jamais d’excuses et si j’ai une séance à faire, je la fais sans me poser de question ».

Quel était votre objectif au départ ?

 » Je voulais faire aussi bien qu’à Belvès, voire un peu mieux. Je savais que c’était ambitieux compte tenu de la difficulté du parcours millavois, mais au final j’ai battu mon chrono de Belvès de 30 minutes (10 h 28’13).

Dans quel état mental et physique avez-vous pris le départ ?

 » Je me sentais bien préparée, je savais que j’avais tout pour finir la course, mais j’appréhendais les côtes de la deuxième partie du parcours et je ne savais pas à quelle allure j’arriverais à les passer ».


Comment s’est passée la course ?

 » Je suis partie très très prudemment, j’avais bien en tête que je devais arriver très fraîche à Millau (au km 42) pour repartir vers St Affrique. J’ai donc surveillé mes pulsations, j’ai bu et mangé très régulièrement (merci à mon mari, qui m’accompagnait à vélo et veillait à ce que je ne manque de rien) et je n’ai pas cherché à suivre qui que ce soit autour de moi. Au bout de 25 kilomètres j’ai réalisé que je doublais beaucoup de monde : alors que j’étais 571° au scratch au km 25, je suis passée 402° au marathon, 175° au km 71 (à St Affrique) et j’ai terminé la course à la 110° place.

Je doublais énormément dans les montées et sur le plat, et je voyais beaucoup de coureurs et de coureuses dans le dur. Je suis très contente de cette gestion de course qui m’a permis de ne pas subir le dénivelé, et même d’accélérer sur les derniers kilomètres ! « 


La météo a-t-elle été idéale pour vous ?

 » La météo était parfaite : un peu de soleil pour mettre en valeur les paysages magnifiques qu’on a traversés et quelques nuages pour ne pas qu’on ait trop chaud « .

Comment vous sentez-vous à présent ?

 » Je suis pleinement satisfaite de cette course, j’ai réalisé un beau défi personnel et je suis d’autant plus contente de l’avoir fait sur ce parcours mythique que des rumeurs courent sur le fait que les organisateurs de Millau pourraient jeter l’éponge après cette 50° édition.

Je suis très reconnaissante envers mon coach Pierre Audin, qui m’a vraiment bien préparée (et sans blessure malgré le gros volume d’entraînement), et envers mon mari qui m’a accompagnée, nourrie, hydratée et soutenue pendant plus de dix heures !  »

Et maintenant au programme ?

 » Je vais récupérer tout doucement (et déjà réapprendre à descendre des escaliers !) puis faire quelques sorties de vélo avant de reprendre la course à pied. Je n’ai pas d’objectif précis en tête, je vais prendre le temps d’y réfléchir » .

Une ou deux anecdotes sur la course ?

 » J’ai surtout envie de donner un conseil entendu à Millau : « sur les 100 km de Millau, tu pars lentement, et au 2° kilomètre, tu ralentis » !

Et j’ai rigolé quand, au 79° kilomètre, après la terrible côte de Tiergues qu’on venait de passer pour la deuxième fois, un coureur derrière moi a dit : « Allez, un semi et au lit ! »


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+ d’infos sur les 100 km de Millau


 

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