Delya Boulaghlem « la motivation du dépassement de soi a vite pris le dessus et m’anime toujours »

Delya Boulaghlem « la motivation du dépassement de soi a vite pris le dessus et m’anime toujours »

Régulièrement une sportive ou un sportif de la région dresse son bilan de l'année 2021 et évoque ses projets pour la prochaine (23/40).

Commune de résidence et club sportif actuel ?

 » à Lyon, et licenciée au club de Lyon Athlétisme.  »

Présentation sommaire de ton passé sportif et palmarès :

 » J’ai commencé l’athlétisme en 2016 un peu par hasard, ensuite la motivation du dépassement de soi a vite pris le dessus et m’anime toujours aujourd’hui.  »

Tes points forts et distances préférées ?

 » Mes points forts sont essentiellement le sprint : j’ai débuté sur le 400 m puis j’ai ajouté le 100 et le 200 m. Je m’entraîne aussi pour le saut en longueur. C’est pourquoi on a choisi de privilégier les épreuves courtes, plus compatibles avec l’entraînement de la longueur. S’il existait des épreuves combinées en milieu handisport ça m’aurait peut-être plus.

Mes performances de la saison 2021 sont 13,40 au 100 m, 27,60 au 200 m, 63,89 au 400 m et 4 m 28 en longueur.

L’ensemble de ses performances correspond également à 4 Record de France et même si elles ont bien fait plaisir sur le coup, elles sont maintenant une base pour titiller davantage la concurrence internationale qui est très élevée.  »

Combien d’heures d’entraînement par semaine, tu es coachée par qui ?

 » En moyenne, je cumule une quinzaine d’heures d’entraînement par semaine. Coachée par Thomas Verro pour la course et le saut, et par Remi Mayence pour la préparation physique.  »

Après une année 2020 tronquée, as-tu été perturbé dans ta préparation ?

 » Pas vraiment, en 2020 ma préparation était devenue secondaire à une certaine période, étant professionnelle de santé j’avais conscience de la dégradation de la situation sanitaire. Travaillant à ce moment-là en milieu hospitalier, mon énergie était essentiellement mobilisée à m’adapter à ce nouveau quotidien.  »

Avant de la détailler, comment qualifierais-tu cette année 2021 avec cette crise sanitaire ?

 » Cette année a été riche en événements sportifs principalement grâce a mon inscription sur liste ministérielle de sportifs de haut niveau. Sans cette inscription, l’histoire de 2021 aurait été sûrement très différente.  »

Quel en a été le moment fort ?

 » Il y a eu de nombreux moments forts en 2021, mais le plus marquant a été pour moi la série du 200 m des championnats d’Europe tant la pression était forte et la joie intense lorsque j’ai réalisé que nous étions qualifiées pour la finale le jour même.

Un profond travail d’équipe récompensé à cet instant précis. Il y a un dossard avec mon nom, un affichage sur le panneau du stade avec mon nom, mais les émotions sont triplées. Le « je » n’existe pas dans mon cas, c’est NOUS, et ici le NOUS c’est nous 3, avec beaucoup de reconnaissance également envers mon club et mes entraîneurs qui sont des appuis solides et fiables.  »

Combien de courses as tu disputé, tu en as découvert de nouvelles ?

 » Au total, environ une vingtaine d’épreuves toutes compétitions confondues.

Malgré quelques annulations, la saison a commencé en mars sur Paris, puis nous nous sommes mesurées une première fois à nos concurrentes européennes en Italie au mois d’avril, enfin, les derniers réglages sur Poitiers et Lyon, en mai avant de nous envoler pour Bydgoszcz en Pologne.

Mes performances de la saison 2021 sont 13,40 au 100 m, 27,60 au 200 m, 63,89 au 400 m et 4 m 28 en longueur.

L’ensemble de ses performances correspond également à 4 records de France et même si elles ont bien fait plaisir sur le coup, elles sont maintenant une base pour titiller davantage la concurrence internationale qui est très élevée.  »


Bilan sportif, as-tu atteint tes objectifs ?

 » Oui bien sûr, les objectifs sont atteints. Au niveau sensation, je prends énormément de plaisir à ressentir quand une consigne ou une gestuelle est intégrée, car c’est le fruit d’heures et d’heures de travail.

L’objectif majeur de la saison 2020-2021 était les championnats d’Europe World Para-athletic en Pologne.

Le trio que je forme avec mes guides Farah Clerc et Juliette Cinato était qualifié sur nos 3 épreuves. Nous réalisons une 4° place à la longueur, nous rentrons avec une médaille de bronze pour le 100 m et une place de vice championne d’Europe sur 200 m.

Je concours en catégorie T11 handisport, c’est-à-dire que les athlètes doivent avoir les yeux complètement masqués.

Nous courons dans le noir finalement. J’ai acquis des lunettes de soleil qu’un opticien a totalement opacifiées, très confortables. Je les oublie lors de mes épreuves. Tout en confiance, relié à une de mes binômes par une petite cordelette rigide homologuée d’environ 30 cm, je m’exprime de plus en plus librement sur la piste.

Bilan positif qui alimente une motivation encore plus solide pour l’avenir. « 


Quel est ton programme pour 2022 ?

 » Pour 2022, l’objectif est de continuer à progresser pour dépasser de nouveaux paliers.

Toujours avec l’intention de nourrir un optimisme à toute épreuve en ayant bien conscience que ce pourquoi on s’entraîne en 2022 pourrait être seulement l’histoire de 2023.  »


PHOTOS / Droits réservés : Florent Pervillé / Photographe fédéral


Prochain bilan > Olivier Gaillard (AS Caluire Athlétisme).


 

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